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ENSEIGNEMENT

 
 
La Kena Upanishad

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Enseignement

 
                                                                                                                                                                                                                Commentaires

 

Les douze Upanishads principales traitent d’un seul corps de sagesse antique, mais elles l’abordent par des côtés différents.

Dans le grand royaume de Brahmavidya, chacune entre par ses propres portes, suit sont propre chemin, son propre circuit, se dirige vers son propre point d’arrivée.

 

Le Isha et la Kena Upanishad ont toutes deux pour objet le même vaste problème, la conquête de l’état d’immortalité, les rapports au Brahman, qui régit et possède tout, avec le monde et la conscience humaine, les moyens de sortir de notre condition présente d’être séparés, ignorants et malheureux, pour entrer dans l’unité, la vérité, la divine béatitude.

 

L’Isha se termine sur l’aspiration vers la félicité suprême, la Kena se termine sur la définition de Brahman.

 

Le sujet précis des deux Upanishads en effet n’est pas identique. L’Isha a pour sujet le problème tout entier du monde, de la vie et des œuvres et de la destinée humaine dans leurs rapports avec la vérité du Brahman. Elle embrasse la plupart des problèmes fondamentaux de la Vie et les passe rapidement en revue, en prenant pour clé qui ouvrira toutes les portes l’idée du Moi suprême et de ses devenirs. L’unité de toutes les existences en est la note dominante.

 

La kena Upanishad s’attache à un problème plus restreint, commence par une recherche plus précise et plus étroitement définie. Elle s’occupe seulement des rapports entre la conscience mentale et la conscience du Brahman et ne sort pas des strictes limites de son sujet. Le monde matériel et la vie physique sont posés en principe et il en est à peine fait mention.

 

Mais le monde matériel et la vie physique n’existent pour nous qu’en vertu de notre moi intérieur et de notre vie intérieure. Selon la manière dont nos instruments mentaux nous représentent le monde extérieur, selon la manière dont notre force vitale obéissant au mental réagit à ses chocs et à ses objets, ainsi seront notre vie et notre existence extérieures. Le monde est pour nous ce que notre mental décide qu’il deviendra.

 

L’Upanishad pose la question : quel sont donc ces instruments mentaux ? Quelle est cette vie mentale qui emplie la vie extérieure ? Sont-ils les témoins derniers, la puissance suprême et finale ? Le mental est-il tout, ou cette existence humaine n’est –elle que le voile de quelque chose de plus grand, de plus puissant, de plus lointain et de plus profond qu’elle-même ?

 

L’Upanishad répond qu’il y a en effet derrière le voile une telle existence, qui est au mental et à ses instruments, à la force vitale et à son jeu, ce qu’eux-mêmes sont au monde matériel. La matière, ne connaît pas le Mental ; le Mental connaît la Matière ; c’est seulement quand la créature incarnée dans la Matière engendre le mental, devient l’être mental, qu’elle peut connaître son moi mental et, par ce moi, connaître aussi la Matière en sa réalité par rapport au mental. De même, le Mental ne connaît pas Cela qui est derrière lui, Cela connaît le Mental ; et c’est seulement quand l’être enveloppé dans le Mental peut libérer hors de ses apparences son vrai Moi qu’il peut devenir Cela, savoir que c’est lui-même et par lui connaître aussi le Mental en sa réalité par rapport à ce qui est plus réel que le Mental.

 

Comment s’élever au-delà du mental et de ses instruments, pénétrer en soi, atteindre au Brahman –tel devient le but suprême de l’être mental, le problème d’importance capitale dans son existence.

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"Un vrai héros n'est pas celui qui se tient contre des balles ou risque sa vie dans des tentatives dangereuses, combat des batailles, plonge dans des océans et escalade de hautes falaises, mais celui qui soumet ses sens et surmonte son esprit, identifie l'unité suprême de la vie et moule de côté des dualités et des désirs."